Réalisme et survivalisme

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  • DEPLANQUE1 reply Excellent billet ! Nous vivons dans une société déconnectée des réalités du terrain. Nous sommes déshumanisés en ce sens que repliés sur nous-mêmes, nous avons perdu la notion de communauté, de clan, de groupe, de nation, de patrie. L’État est souvent ressenti lointain, comme étranger, sans relation avec l'individu de toute façon réduit à un automate livide, de préférence incolore, inodore et sans saveur. La notion de patriotisme ne refait surface que suite à un sentiment d'invasion par exemple. La vie du terrain et sa connaissance... Je suis né en 1950 en Limousin et ne remercierai jamais assez mes parents de m'avoir parfois botté le cul pour me faire intégrer les valeurs de la terre. Pendant que mes copains d'école habitant en ville se prélassaient devant leur TV noir et blanc, je chopais l'onglée en ramassant des topinambours, transpirais aux batteuses, en chargeant du foin ou des bottes de paille, me cassais les reins en coupant de grosses souches au pass...moree-partout, etc. J'ai labouré avec des vaches, moi, Monsieur ! Tels étaient mes sports quotidiens. La misère ? Tu rigoles... Nous avions nos étangs fournissant du poisson à gogo. Les poutres en chêne des plafonds croulaient de jambons ! Nous zigouillons gaiement à la ferme et transformions veaux, porcs, dindons, poules, canards, oies, lapins en mets délicieux 100% bio avant l'invention de ce "label". Je me revois et entends le crissement du couteau alors que je rasais ce cochon préalablement arrosé d'eau bouillante. J'étais lassé de manger ces pâtés de foie gras d'oie truffés et à l'Armagnac amoureusement préparés par ma mère. Nous étions des rois, mais l'ignorions. C'était notre BAD de luxe, longtemps avant l’apparition de cet acronyme... Maintenant dans les campagnes françaises, c'est le règne du poulet aux hormones... Pour tuer le moindre cochon, il faut aller à l'abattoir pour l'abattage, y faire apposer un tampon par un vétérinaire... Malheur au contrevenant ! Des groupes d'intellos prétendant servir la cause animale militent contre le gavage des oies. Ce sont souvent des yankees survitaminés, grands amateurs de boissons énergisantes et autres poisons ou malfaçons. J'ai toujours vécu sur le terrain et de façon non virtuelle. Au Québec je ramassais des quantités de champignons sous les regards horrifiés des locaux et nous produisions nos volailles, sans parler du travail d'un grand potager. Je prétends être aussi à l'aise en climat tempéré qu'en Amazonie. D'ailleurs si tout va bien, je me lancerai dans la construction de ma BAD en Bolivie. J'y élèverai des pacus (gros et très bon poisson recherché : Piaractus brachypomus qui contrairement aux conneries visibles sur Internet, n'est pas un mangeur de testicules), créerai une structure de formation soft à la vie en forêt tropicale (faune, techniques de vie en forêt, agriculture tropicale, chasse photo, etc.). Merci Vic d'avoir rappelé que la terre est basse, ce que certains pourront découvrir.... J'ajouterai qu'elle l'est de plus en plus avec le temps. Mais l'expérience est aussi là pour compenser (?).
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